Depuis une semaine, je sentais l’effervescence du voyage… Les gens qui appellent, les petites soirées imprévues entre amis, l’achat inusité de multiples boîtes de plastique, les boîtes qui s’empilent un peu partout (merci à mes parents qui se retrouvent d’ailleurs avec celles-ci qui encombrent le sous-sol…), le bordel constant à l’appartement, les derniers rendez-vous médicaux, les papiers que l'on garde depuis deux ans mais que l'on jette finalement et les montagnes russes de l’émotion.
Le 9 janvier fut une grande et longue journée :
8-10 Passer au boulot (est-ce que je vais finir un jour ? J'en ai XXX des dossiers)
10 :30 Passer au centre administratif pour les assurances
11 :15 Passer chez la comptable pour les impôts (Bou, ça sent le paiement éventuel)
11 : 45 Aller chercher mon chèque à la clinique (Yé !) et dire au revoir à tout le monde
13 : 00 Passer à la banque et acheter les dernières boîtes de plastique
14 : 00 Essayer de faire mon sac correctement…
15 : 00 Laver, empaqueter, laver, répondre aux multiples appels et courriels, empaqueter
16 :30 Continuer à faire mon sac…
17 : 00 Ha ! ça sonne ? C’est vrai j’avais un rendez-vous pour sous-louer l’appartement. Un étudiant espagnol. J’y croyais plus mais c’est bon. Incroyable, un échange de clés deux heures avant le départ pour l'aéroport et voilà.
17 :30 Continuer mon sac… (Non mais ça ne rentre pas!)
18 :00 Amener Tchadou dans sa nouvelle maison (merci à Alex et Pierre-Antoine)
18 : 45 Continuer mon sac… (Finalement j’en prends un de plus, je le laisserai à Paris)
19 :00 Une douche, mes parents arrivent, nous descendons les dernières boîtes…
19 : 45 Et c’est le départ, les filles attendent en bas…
20 : 30 Aéroport…
21 : 45 Passer les lignes, larmes et dernier aux revoirs
23 : 15 Bye Bye Montréal !
J’ai donc quitté Montréal l’arme à l’œil entourée de gens que j’aime, c’était mon plus grand souhait. Pour ceux qui me connaissent bien, personne ne sera surpris d’apprendre que 5 minutes après le départ, je sombrais déjà dans un sommeil profond… pour me réveiller et verser quelques larmes en regardant les petits souvenirs reçus à l’aéroport … et m’endormir de nouveau.
Déjà la descente dans 30 minutes… Attention ! Je suis heureuse de vous annoncer que mon voisin de siège a réussit à perdre son passeport en restant assis, à le chercher partout pendant 15 minutes et à alerter les hôtesses pour qu’elle le cherche dans les poubelles pour finalement le retrouver sous son siège. Alors vous voyez… je suis pas si pire ! Le mien était dans ma poche bien fermée. Ayez confiance !
Arrivée à Paris, ça y est je me lance !